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Detective Dee - Le mystère de la flamme fantôme

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les avis de Cinemasie

10 critiques: 3.4/5

vos avis

30 critiques: 3.24/5



Xavier Chanoine 3.25 Divertissant. Le maître est encore là par instants
Ordell Robbie 3 Un spectacle pas dénué de qualités mais auquel manque l'essentiel: la flamme.
Junta 4.25
Ghost Dog 3.5 Excitant à voir, mais pêche par son scénario linéaire sans surprise
Fablin 3
drélium 3.5 Tsui remonte légèrement la pente de la déchéance.
Aurélien 3.25
Astec 3.5 Tsui Hark n'a pas encore tout Dee...
Arno Ching-wan 3.75 Come on baby, relight my fire !
Anel 3
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Divertissant. Le maître est encore là par instants

Voir notre dossier pour un avis complet.

10 octobre 2010
par Xavier Chanoine




Je suis pas trop fan de Tsui Hark, mais il a au moins le mérite d'être divertissant et de toujours chercher à nous en mettre plein les yeux. Le synopsis est plutôt acrocheur, on se retrouve avec ce qui se veut être une enquête policière inscrite dans l'univers du wu xia, à l'instar de Wu Xia ou encore Detective K, tous deux sortis cette année. Mais Tsui Hark oblige, on a plutôt affaire à un film d'action dont l'intrigue ne tient pas et qui se conclue de la manière la plus spectaculaire et destructrice possible. Detective Dee n'a que peu d'occasions de nous montrer ses talents de fin limier, et son raisonnement est même incompréhensible parfois (je cherche toujours à comprendre certaines de ses conclusions...). Les effets spéciaux sont pas mals, on sent qu'il y a du budget derrière, et ça nourrit les ambitions du réalisateur mégalo. Finalement on s'amuse pas mal devant ce film, c'est divertissant, mais c'est clairement dommage de perdre tout l'originalité potentielle pour nous gaver de combats pas toujours réussis. Cela a au moins le mérite de replacer Tsui Hark dans le paysage cinématographique hongkongais.

17 décembre 2011
par Fablin




Tsui Hark n'a pas encore tout Dee...

Ouf ! On craignait que Tsui Hark ne soit sur une très mauvaise pente après ses deux derniers longs, mais en revenant à ses fondamentaux avec Detective Dee, le film de genre façon wu-xia, son cinéma retrouve enfin des couleurs et ses fans de bonnes raisons d'y croire encore. Car si Detective Dee n'est pas son meilleur film, ni même un de ses meilleurs, le résultat n'en reste pas moins un très bon divertissement, avec des petits moments de grâces le temps de quelques plans. Le signe d'un projet de mise en scène matrisé à défaut de novateur. Le scénario est ainsi ludique avec son foisonnement de situations mais pas assez sophistiqué pour sa dimension "detective", pas plus que ne l'était celui de The Butterfly Murders qui déjà, en tant que premier film de Tsui, marriat wu-xia et detective story . Quant aux scènes d'action, si elles sont nombreuses, proprement chorégraphiées et bien intégrées à la narration, elles ne constituent clairement pas l'enjeu premier de la réalisation. Une fois ces limites identifiées et digérées, Detective Dee séduit par son côté serial, son ambiance, ses personnages, son allant, son  esthétique typiquement Film Workshop et un Andy Lau parfaitement à l'aise dans le rôle. Un bon "package" qui a permis au film de rencontrer un succès mérité en Chine, au moment de sa sortie, et les honneurs d'une sortie en salle en France agrémentée d'une petite campagne d'affiches plutôt soutenue (du moins dans la capitale) qui fait plaisir à voir. Le film est clairement à (re)découvrir sur grand écran.

Mais surtout, la plus grande vertue de ce Detective Dee, c'est d'avoir repositionné le réalisateur comme "bankable". Son wu-xia en 3D stéréoscopique en cours de tournage, qui marque ses retrouvailles avec Jet Li, en est sans doute la meilleure conséquence.

15 avril 2011
par Astec




Come on baby, relight my fire !

Rétrocession oblige, le sous-texte est là encore plus riche et précieux qu’auparavant. Au sein de ses divertissements, Tsui Hark a toujours glissé quelques réflexions, messages et philosophies. Qu’on se souvienne de Green Snake et de son pamphlet rageur contre l’endoctrinement religieux, de son Syndicat du crime 3 où l'uniforme y était montré comme ennemi premier de l'humain, ou encore de Swordsman 2, qu’il ne réalisa pas officiellement, et de sa folle déclaration d’amour, déjà, avant The Blade, au champs de l’emprise. Ou quand l’amour, justement, régit les hiérarchies, les décisions, les actes. Dans Dee – et Tsui Hark en est-il un, de dandy ? – il en raconte, des choses, et croyez-moi ça fait un bien fou après la vague de chinoiseries anti-fun (@Astec) qu’on nous balance en masse, un terme péjoratif que ce « chinoiseries », qui revient de mode, la très grande faute en revenant à la Chine elle-même. Je viens de voir Ip Man 2 et reste encore groggy par tant de bêtise. Les arts martiaux, ainsi que la Chine, n’en méritaient pas tant.

Avec Detective Dee on ouvre la fenêtre comme on écoute le discours d’un politicien ou d’un penseur que l’on apprécie : la bouffé d’air frais requinque son homme. En prison, Dee est contraint de brûler des livres. Ce sont les maux de la Chine qui y sont décrits, détruits, et à cette dernière de ne conserver que les œuvres qui abondent dans son sens puisque, après tout, tout va bien. Comment ? Non ? Que l’on brûle celui qui ose affirmer le contraire ! Hop, ça, c’est fait, glissé dans le scénario. La Chine, d’ailleurs, parlons-en de cette femme puisqu’elle est définie comme telle. C’est LA Chine, China, aussi quoi de mieux qu’une femme pour l’incarner ? Quoi de mieux qu’une période pendant laquelle une femme gouverna pour mieux imager le propos ? Quand à la fin Dee se prosterne devant elle, il ne fait pas montre du jusqu’au-boutisme absurde du personnage de Jet Li dans le film de mouton – sheep’s movie ? cheap’s movie ? – Hero de Zhang Yimou. A cet instant, c’est Tsui Hark qui parle, tout comme d’ailleurs un Oliver Stone parlerait de l’Amérique ou un Mathieu Kassovitz de la France : il l’aime son pays, mais certainement pas aveuglément. Depuis sa pose pseudo soumise, le sage parle, prodigue un humble conseil, un modeste souhait. Il prône ainsi la communication. Les solutions ne se trouvent pas toutes dans le sang, dans la trahison. On peut gouverner et même conserver le pouvoir, parce que c’est de cela qu’il s’agit, par d’autres moyens.

Je finis sur un ton plus léger : de revoir ce même lien entre la reine et sa régente qui unissait déjà Asia l’invincible à sa maîtresse dans Swordsman 2 ajoute un certain piment à l’ensemble. Le champs de l’emprise domine toujours ! Ô joie que procure ce grand retour de Sifu !  

  

28 janvier 2012
par Arno Ching-wan


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